Nina Almberg a un goût prononcé pour les récits faisant dialoguer le passé et le présent, pour les archives et pour les destins de femmes. Diplômée d'un master en histoire contemporaine (Sciences Po Paris) et d'un autre en réalisation documentaire (INA, école des Chartes et ENS Cachan), elle travaille comme assistante de recherches puis réalise de nombreux reportages de voyages pour la RTS et une dizaine de documentaires historiques, intimes et politiques pour France culture et Arte radio, dont une série remarquée de fiction radiophonique Per comme personne (2020). Elle anime également des ateliers de réalisation sonore auprès de jeunes publics, à Paris et à Douarnenez (Finistère).
En 2014, débarquant en Amazonie brésilienne après avoir traversé l'Atlantique à la voile, elle rencontre des prostituées, des sages-femmes et des membres de la Marche mondiale des femmes avec le projet de réaliser une série de reportages sur les féministes brésiliennes. Son intérêt se porte très vite sur la mystérieuse rencontre, en 1542, entre la petite troupe de conquistadors menée par Francisco de Orellana et des femmes guerrières qui ont donné leur nom à toute la région, l'Amazonie, puis découvre la légende connexe des Icamiabas et leurs artefacts amérindiens en forme de grenouilles, les muiraquitas. Elle obtient la bourse "Brouillon d'un rêve sonore" de la SCAM et retourne en Amazonie en 2016 pour travailler pour Arte radio sur ce sujet. Sorti l'année suivante, le documentaire La Dernière Amazone est finaliste au prestigieux prix Italia et forme la matière première de ce livre.

Nina Almberg

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