Fini d’écrire !

17,00

  • Date de parution: 20 février 2020
  • Dimensions: 12 x 20 cm
  • Format: Le livre existe aussi en version numérique
  • Nombre de pages: 132
  • ISBN: 978-2-490579-43-3

Le Livre

Ce sont des livres, d’invisibles irresponsables, qui m’ont sauvée de la léthargie, de l’incendie volontaire et de la séduction morbide du désespoir. Transportée loin du destin sans bouger un cil, éveillée et tenue sous tension, excitée à vivre. Les livres qui m’ont fait pénétrer dans une pluralité de mondes, de langues, se jouant de la matérialité oppressante des murs, explosant la ligne d’horizon.

Avec ce texte, Tassadit Imache s’arrête et réfléchit. Écrit-elle pour venger les invisibles, pour refuser d’être assignée à une origine, pour assumer la fierté de ses parents ouvriers ? Pour reproduire le foisonnement du réel, pour comprendre ce qui anime ou éteint le regard des autres ? Ou pour tenter quelque chose d’aussi fragile et compliqué que d’être dans le monde, parmi les humains ?

Née en 1958 à Argenteuil, Tassadit Imache a publié six romans, dont Une fille sans histoire (Calmann-Lévy, 1989), Presque un frère (Actes sud, 2000) et Des cœurs lents (Agone, 2017).

Auteur/trice(s)

Tassadit Imache

Née en 1958 à Argenteuil, Tassadit Imache a publié six romans: Une fille sans histoire (Calmann-Lévy, 1989), Le Dromadaire de Bonaparte (Actes Sud, 1995), Je veux rentrer (Actes Sud, 1998), Presque un frère (Actes sud, 2000), Des nouvelles de Kora (Actes sud, 2009) et Des cœurs lents (Agone, 2017). Dans un entretien pour Le Soir d’Algérie, le 17 février 2010, le journaliste et écrivain Arezki Metref la présentait ainsi : « Écrivaine discrète et pudique, Tassadit Imache ne cesse depuis plus de vingt-cinq ans d’interroger ce qu’il y a d’humaniste dans sa double appartenance. Née dans le conflit, d’une mère française et d’un père algérien, en pleine guerre d’indépendance, elle porte ces traces dans sa chair et naturellement dans ses romans. » Elle déclarait alors : « La lecture rétrospective de l’histoire de l’immigration en France à laquelle on voudrait nous contraindre aujourd’hui – lecture fausse, négative, aberrante – me révolte et m’inquiète. Ce concept d’immigration « choisie » ou « subie » est inepte, presque délirant. Je ne veux voir aujourd’hui que la réalité de la pluralité des visages de la France. S’il y a un slogan des années 1980 que je sauverais, c’est celui crié et chanté par la rue française : « Nous sommes tous des enfants d’immigrés. » J’ai confiance. »