Je veux me battre partout où il y a de la vie

18,00

  • Date de parution: 5 mars 2020
  • Dimensions: 12 x 20 cm
  • Format: Le livre existe aussi en version numérique
  • Nombre de pages: 160

Le Livre

Les femmes socialistes de tous les pays instaurent une journée des femmes. Elle aura lieu tous les ans et son objectif premier sera l’obtention du droit de vote, revendication à porter dans le contexte général de la condition féminine. La journée des femmes sera internationale et fera l’objet d’une organisation rigoureuse.

Totalement oubliée en France, Clara Zetkin est pourtant une grande dame qui mérite qu’on s’en souvienne. À travers des lettres et des discours rédigés par elle, une brève biographie et des textes de Rosa Luxemburg, Louis Aragon ou encore Angela Davis, elle apparaît comme une précurseure de premier plan du féminisme mondial, notamment à l’origine de la Journée du 8 mars.

Auteur/trice(s)

Florence Hervé (dir.)

Née en France en 1944, Florence Hervé travaille comme journaliste indépendante à Düsseldorf, où elle a aussi été chargée de cours en histoire sociale, ainsi que dans plusieurs autres universités. Cofondatrice de l'association féministe Demokratische Fraueninitiative (Initiative des femmes démocratique), elle est membre active de diverses initiatives féministes et/ou démocratiques. En 2014, elle refuse l'Ordre du mérite de la République fédérale d'Allemagne par désaccord avec la politique gouvernementale face au nazisme, au racisme et aux problèmes sociaux. Elle a publié des lexiques, des biographies et des beaux livres, notamment sur l'histoire du féminisme en Allemagne et en France, ainsi que le nazisme et la résistance.

Pour en savoir plus

Clara Zetkin (1857-1933), fidèle amie de Rosa Luxemburg, avec qui elle a fondé la Ligue spartakiste, l’ancêtre du Parti communiste d’Allemagne (KPD), a été députée de 1920 à 1933, poste qu’elle n’a quitté qu’après avoir tenu un vibrant discours contre le nazisme devant un parterre de croix gammées. Elle est morte quelques semaines plus tard en exil à Moscou, non sans s’être opposée à Staline.
Fervente défenseure de l’accès des femmes au marché du travail, gage d’indépendance économique et d’entrée dans la danse de la lutte des classes, ennemie du « féminisme bourgeois » dont elle estimait qu’il ne partageait pas les priorités des travailleuses, elle a également créé le journal Die Gleichheit (l’Égalité), un outil d’éducation populaire des femmes ouvrières, qu’elle a dirigé pendant vingt-cinq ans. En 1910, après les manifestations d’ouvrières des États-Unis en 1908 et en 1909, elle propose d’organiser une Journée internationale des femmes, annuelle, en faveur du droit de vote, de l’égalité entre les sexes et du socialisme. La première a été organisée le 19 mars 1911 ; elle est désormais fixée le 8 mars. Puis, son opposition pacifiste à la Première guerre mondiale l’a conduite à passer quelque temps en prison. Proche d’Alexandra Kollontaï, elle a également contribué à la création de l’Internationale socialiste des femmes et a participé, en décembre 1920, au congrès de Tours, où elle a joué un rôle décisif dans la fondation du futur PCF.